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Tremplin pour la vie : initiative originale pour le logement de réfugiés

 

« Si nous n'avons pas de chiffres à vous présenter, nous partageons avec vous le constat que cette recherche de logement (salubre et à un prix abordable) constitue la principale difficulté pour les réfugiés qui viennent d'obtenir leur statut. » (Benoit Mansy, chargé de communication Fédasil, 6 avril 2016).

 Sur le terrain nous constatons que les propriétaires sont frileux à louer aux réfugiés pour une série de préjugés liés à leurs origines et des préjugés liés à la pauvreté. Les réfugiés ont de leur côté du mal à trouver les arguments pour rassurer puisqu’ils ne connaissent pas les habitudes culturelles et la langue. 

 Si rien ne se modifie dans les prochains mois, une nouvelle génération de pauvres et de ghettos va se construire.  Ces ghettos vont à leur tour augmenter la pauvreté et de nouveaux replis identitaires vont apparaître.  Une nouvelle génération de laissé-pour-compte et de colère sourde se construira.  Car les réfugiés qui ne disposent que de deux mois après la réception de leurs papiers pour quitter le centre pour réfugiés, se retrouvent sans logement ou dans des logements peu salubres ou encore dans les communes où les logements sont les moins chers. 

 Est-ce de cela que nous voulons ?  Pas au Collectif des femmes de Louvain-la-Neuve ou nous menons un projet : « Tremplin pour la vie »

 Ce projet se conjugue en deux phases. 

 La première phase intitulée « Inspire ma culture : un tremplin pour la vie » est à destination des demandeurs d’asile logés dans des centres d’accueil de grandes tailles.  Durant cette semaine, le demandeur d’asile est logé en immersion chez un accueillant (une famille, un habitant ou un kot d'étudiants).

 La seconde phase du projet : « Un toit quelques mois, un tremplin pour la vie » est à destination des réfugiés reconnus qui sont logés chez l’habitant en immersion durant quelques mois.

 Ce projet offre de multiples avantages.  Le réfugié bénéficie d’un tremplin pour l'apprentissage de la langue et de la culture, pour la construction d’un réseau social et d’un support social qui ouvre des potentialités d'emploi et/ou d’un logement plus stable. La personne accueillante a l'opportunité de faire connaissance avec une autre culture, de dépasser sa peur du migrant et d'avoir une présence humaine dans la maison, particulièrement intéressant dans le cas des familles monoparentales ou des personnes âgées isolées. 

 Le collectif des femmes orchestre la rencontre, facilite la communication, et aide à lever les obstacles à une bonne cohabitation.

 Pour plus d’informations : Amancay Egas Torres (responsable presse) 0489/80 26 71 info@collectifdesfemmes.be ou http://www.collectifdesfemmes.be